Ubérisation, un mal nécessaire… ou un bien « inspirant » ?

Uber (et Ubérisation) est rentré dans notre dictionnaire sans doute malgré lui.
Le mérite de cette marque est d’avoir lancé un énorme météorite dans la mare aux canards de l’économie en montrant qu’il était possible de proposer des alternatives aux services établis.

Les éclaboussures sont larges, bien au delà de l’industrie du transport de particuliers. Uber a cristallisé sur son nom le besoin latent de notre société de montrer à nos politiques, législateurs, sociologues et autres « architectes  » classiques de notre quotidien que nos ossatures économiques devaient évoluer. Moins d’intermédiaires, plus de souplesse, une personnalisation, la possibilité d’émettre un avis qui soit écouté.

La vague est une lame de fond qui devient tsunami et qui impose réflexion, remise en question. Car la poussée vient bien du fond, suite à une fracture de plus en plus grandissante entre le bas (citoyens aspirants à un nouveau modèle de vie), et le haut (institutions plus ou moins myopes n’ayant pas vu venir les effets de bord du digital).

Notre monde digital (et l’hyperconnectivité qui en a suivi) a ouvert LA boite de pandore : une liberté quasi absolue d’échanges , un accès immédiat à l’information, la création de forums, de communautés, le pouvoir de « dire ». Cette explosion de communication a servi de révélateur et a transformé une réflexion individuelle en une conscience collective : nous voulons participer à l’évolution de nos vies, nous avons des idées, et nous voulons apporter notre petite pierre à un édifice sociétal.

La connection qui autorise et facilite la communication est omniprésente. Nous sommes connectés à nos réseaux, à nos communautés, à nos « amis » numériques, nos objets eux-mêmes sont connectés, nous pouvons désormais échanger nos vues, nos besoins, nos aspirations entre personnes partageants les mêmes envies.

Ce phénomène communautaire devient modèle et impose réflexion.

Quelques enseignements :

Il est désormais illusoire pour une entreprise de faire de la génération « organique » d’idées en bureaux cloisonnés. Nous avons désormais à disposition un gisement interne et externe d’émetteurs d’opinion, de testeurs d’idées, utilisons-les, nos idées n’en seront que plus riches, et à même de rencontrer le succès car plus en phase avec une attente réelle.

Il est également nécessaire de montrer de la proximité avec nos consommateurs, et de réagir en restaurant un dialogue souvent absent. Trois niveaux à cela : je vous ai entendu et compris (acquiescement), et je vais vous répondre (dialogue) , et je vais tenir compte de votre avis dans mon futur (participation).

Les Start-up se sont engouffrées dans la brèche, et apportent leur vitalité et leur imagination. Mais souvent, l’idée a besoin de maturation, de cadre législatif, d’experiences de « go-to-market ». Nombre d’entre elles font un rapide raccourci entre innovation technologique et véritable service extensible à grande échelle, et trop souvent l’appât du gain de la revente de l’idée prévaut. La véritable plus-value n’est pas à ce niveau, elle sera évidente lors de la concrétisation réelle du service espéré.

Nos grandes entreprises commencent à comprendre le potentiel de ces viviers d’idées, et les hébergent ou les incubent. Le mot incubateur est bien choisi car c’est bien cela, leur donner accès à un terreau et une experience nécessaires à leur évolution.

Nous sommes déjà en train de préparer la « post-ubérisation », période cruciale de redéfinition d’une société économique participative. Le travail est ardu, l’acceptation pas encore complète, la législation pas au point, les business models en construction, mais l’avenir est bien là.

Return on Data peut vous aider !

La principale dimension sous-jacente à Ubérisation est la Communauté, et encore un cran au dessous la co-création.

Deux niveaux possibles :

Osez l’interne ! Mobilisez toutes les forces et capacités de votre entreprise afin d’imaginer de nouveaux services, de nouveaux produits, vous êtes les plus à même à le faire en interne !

Ouvrez-vous vers vos utilisateurs ! Progressivement cette notion d’utilisateur remplace celle plus traditionnelle de consommateur car liée à l’usage, et donc au service apporté par vos produits. Chacun de vos utilisateurs à sa propre expérience, son propre recul, sa propre réflexion liée à un historique personnel avec vos produits. Servez-vous en, ils sont souvent bavards et désireux de partager si ce partage à un effet « feed-back » positif sur le service apporté. C’est une approche « Win-Win ».

Les outils de gestion de communautés internes / externes existent, vous pouvez aisément les mettre en oeuvre. Ils ont été créés dans un environnement digital, et donc familiers et accessibles à tous. Effet positif induit : vous commencez à digitaliser votre entreprise !

N’hésitez-pas à revenir vers nous, partageons idées et objectifs.

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